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Dès le 1er janvier 2027, la règle change : chaque quart d’heure est payé à son propre prix.
Depuis le 1er janvier 2026, si vous n’avez pas d’accord particulier avec votre gestionnaire de réseau, votre courant solaire injecté est payé au prix moyen du marché, calculé chaque trimestre par l’Office fédéral de l’énergie (OFEN). Chez Romande Energie, ce prix a été de 10,26 ct/kWh au 1er trimestre 2026, de 3,89 ct au 2e et de 8,54 ct au 3e.
Ce qui change en 2027
- Un prix par 1/4 h : le courant injecté pendant un quart d’heure est payé au prix du marché suisse de ce quart d’heure, fixé la veille en bourse (prix « day-ahead »). Les 96 quarts d’heure de chaque journée s’additionnent.
- Des prix très variables : à midi, quand toutes les installations solaires produisent en même temps, le prix peut être très bas, voire négatif. Le soir et en hiver, il est plus élevé.
- Un compteur intelligent : ce calcul demande un compteur qui mesure chaque quart d’heure. C’est votre gestionnaire de réseau qui s’en occupe.
- D’autres formules restent possibles : un gestionnaire de réseau peut proposer un autre modèle, par exemple un prix fixe. Vérifiez les conditions 2027 du vôtre.
Les petites installations restent protégées
La loi garantit une rétribution minimale aux installations jusqu’à 150 kW. Pour les installations jusqu’à 30 kW, c’est-à-dire la plupart des villas, elle est de 6 ct/kWh.
- Comment ça marche : à la fin de chaque trimestre, si le prix de référence publié par l’OFEN est inférieur à 6 ct/kWh, votre gestionnaire de réseau vous verse une prime égale à la différence, sur tous les kWh injectés pendant le trimestre. Exemple de Romande Energie : prix de référence de 3,89 ct/kWh et 1 140 kWh injectés. Prime : (6 − 3,89) × 1 140 kWh = environ CHF 24 pour le trimestre.
- Ce que cela veut dire : si votre installation injecte comme une installation solaire moyenne, vous touchez en principe environ 6 ct/kWh sur le trimestre, même si certains quarts d’heure ont été payés très peu ou à prix négatif. Si vous injectez davantage aux heures chères, par exemple le soir grâce à une batterie, vous touchez plus.
- De 30 à 150 kW : le plancher diminue avec la puissance. Avec autoconsommation, il vaut 180 divisé par la puissance en kW (60 kW : 3 ct/kWh ; 150 kW : 1,2 ct/kWh). En injection totale, il est de 6,2 ct/kWh.
- Plus de 150 kW : aucun plancher, c’est le prix du marché qui s’applique.
- En plus : les garanties d’origine peuvent être rachetées séparément. par exemple chez Romande Energie : 1,5 ct/kWh aux 1er et 4e trimestres, 0,5 ct aux 2e et 3e, en 2026 comme en 2027.
Ce que cela change pour vous
Le kWh que vous consommez vous-même vous évite d’acheter un kWh au prix du réseau, plusieurs fois plus cher qu’un kWh injecté à midi. Avec un prix au 1/4h, cet écart devient encore plus visible :
- Piloter : faire tourner la pompe à chaleur, le chauffe-eau et la borne de recharge quand le toit produit.
- Stocker : une batterie garde le courant de midi pour le soir, quand il vaut plus.
- Automatiser : un gestionnaire d’énergie décide tout seul, quart d’heure par 1/4h, où envoyer le courant.
Notre conseil
Pour une installation existante, vérifiez d’abord le pilotage de vos appareils : c’est souvent le gain le plus rapide. Pour une nouvelle installation, dimensionnez-la pour votre consommation, pas pour l’injection. voir les pages: autoconsommation et batterie et pilotage.

